Nico, le capitaine

Après avoir passé toute mon enfance et adolescence dans le sud de la France Montpellier et Sète, j’ai continué mes études d’ingénieur sur Lyon à Polytech.
Mon gout pour l’aventure était déjà bien présent avec une envie de voyager notamment à la Réunion pour une mission professionnelle et à Madagascar en tant que bénévole dans un orphelinat durant 8 mois.
Très vite j’ai attaché beaucoup d’importance aux relations humaines et naturellement j’ai souhaité découvrir d’autres univers.
J’ai donc quitté mon poste de consultant Informatique sur Lyon pour vivre notre histoire d’Ivresse sur les Mers avec Valérie.

Mon expérience en navigation commença très tôt. Comme le montre la photo illustrant ce paragraphe, enfant, j’étais  déjà beaucoup plus attiré par la mer que par la campagne. Cette photo raconte une histoire qui démontre que, très tôt, j’avais déjà une certaine volonté de prendre le large. Mes parents ayant un petit voilier sur l’étang de berre, j’avais la grande chance de pouvoir disposer de mon propre bateau gonflable pour partir à l’aventure toute la journée. Bien entendu l’ordre formel avait été donné de ne sortir en aucun cas du port, chose que je fis par conséquent assez rapidement malgré le danger (l’histoire de la chèvre de Monsieur Seguin). Le plus grand danger pour moi était le retour de bâtons de mes parents s’ils s’en rendaient compte en omettant celui que pouvait représenter le courant et le vent qui m’emportaient déjà au large. Mes parents restèrent attentif à cet événement et je fus sortis de ce mauvais pas rapidement. J’appris ce jour là que les choses ne se passeraient pas toujours comme on le prévoyait. Concernant mes parents, aucun retour de bâtons n’avait eu lieu, la seul peur que je m’étais faite suffisait à donner une leçon. Et concernant la mer, je décidai de ne plus la prendre à la légère …

Val, le second; enfin souvent la première ….

Je suis née dans le sud de la France, puis j’ai continué mes études sur Lyon et Paris à l’ECE, beaucoup de similitudes avec Nico, puisque je travaille également dans l’informatique en tant que « chef de Projets ».
Ma passion pour la mer remonte à mon enfance et adolescence avec une petite école de voile à Mandelieu. Mon gout pour l’aventure, c’est avant tout le sport qui m’a conduit à m’initier aux arts Martiaux « Le Krav Maga ».
J’ai quitté mon emploi et nous avons alors rapidement trouvé notre nouvel Habitat en Sicile à Licata.
« Un Bavaria 350 Sportline ».
Après quelques préparatifs nous fûmes prêts à explorer les mers et océans ensemble.

Notre histoire

Pour raconter l’histoire de notre bateau il faut raconter notre propre histoire, elles sont intimement liées et c’est probablement la raison pour laquelle notre bateau est beaucoup plus qu’un simple objet, ce bateau a une âme et nous essayons de la faire vivre un petit peu tous les jours.

A l’époque c’est à dire en 2015, nous travaillons Valérie et moi dans le métier de l’informatique. Glorieux métier pour celui qui aime jouer au rubiscube et qui n’a pas peur de s’enfermer dans un bureau. Valérie ne connaît rien à tout ce qui touche aux bateaux, quand à moi mon expérience maritime est un peu plus riche puisque je pu participer durant mon enfance lors des vacances d’été à quelques croisières familiales nous amenant systématiquement en Corse ou aux Baléares. Mon attirance pour le grand large fut probablement révélée à ce moment. Attirance et nostalgie très vite oubliée de par les aléas de la vie.

Après avoir présenté Valérie à mon Papa, celui nous propose rapidement de prendre son voilier de 9 mètres pour partir en petite croisière, seuls en amoureux. Bien que je ne mis plus les pieds sur un bateau depuis de nombreuses années. Nous répondîmes favorablement à cette offre et nous voilà embarqué pour la corse en moins de temps qu’il n’en faut pour écrire ces lignes.

Cette croisière fut l’une des plus belles car Valérie succombait progressivement aux charmes de la mer, à moins que ce ne soient aux miens. En tout cas, elle était heureuse tout comme moi. Une soirée nous nous retrouvons au mouillage devant un magnifique coucher de soleil et suite à mes lectures sur les grands aventuriers du large je glissai ces quelques mots : « Et si nous prenions le bateau pour aller beaucoup plus loin, mon papa me le pardonnerai forcement un jour et nous conserverions cette liberté si fragile que nous croyons posséder actuellement »

Proposition à laquelle Valérie rétorqua : « Excellente idée, je te suis, mais procédons comme il se doit ! »

Deux mois plus tard, nous quittions nos métiers d’informaticiens, nous achetions notre premier bateau en Sicile que nous avions baptisé lors d’une grande arrosée avec nos amis respectifs. Ce nom était leur choix et nous suivrait tout comme eux autour du globe.

Il y a des éléments qui ne trompent pas si l’on reste ouvert aux signes annonciateurs d’une grande nouvelle. Au départ nous cherchions un bateau mais jamais n’aurions imaginé que ce serait celui ci, de toute façon hors budget ne nous le permettait pas.

Un jour, mon papa qui nous a souvent encouragé dans notre projet sans jamais vraiment y croire nous envoie une annonce pour un bateau, tarif indiqué 45 000 euros largement au delà de nos moyens. Pour contredire mon papa et lui faire comprendre notre budget, je réponds à l’annonce : « Bonjour, intéressé par votre bateau, notre budget n’est hélas que de 30 000 euros maximum, cordialement » Réponse : « Bonjour, Si vous pouvez vous déplacer en Sicile nous serions prêt à descendre jusqu’au prix que vous indiquez, cordialement »

Me voilà en Sicile pour la visite de ce bateau, je ne suis pas encore monté dessus que j’indique que la proposition faite de 28 000 euros retient vivement mon attention. Cavalier, osé, tout de même pas insolent ? Non c’est bon ca passe encore rapidement mais met quelques tensions vite dissipées. Ce tarif de 28 000 euros me met soudainement à l’aise. Il reste à voir le bateau et je deviens convaincu rapidement pour deux raisons :

Le bateau est parfaitement entretenu, il est propre et on sent qu’il est resté dans de bonnes mains.

Les propriétaires actuels sont bienveillants, de bonnes personnes humaines comme je les aime. Nous nous entendons parfaitement et je profite de la soirée pour écouter leurs aventures maritimes, mieux les connaitre et continuer à découvrir le bateau. Je leur explique notre projet, ils sont emballés et heureux de pouvoir laisser le bateau à un tel destin. En parallèle je leur faisais savoir avec une grande honnêteté qu’ils seront toujours les bienvenus à bord. Nous fûmes par la suite heureux de constater que ce ne serait pas que des mots : quelques années plus tard, ils nous rejoindrons en Polynésie et en profiteront pour réaliser la magnifique aquarelle de notre bateau dont vous pouvez trouver l’image ci dessus.

Je passe la première nuit d’une très longue série à bord. Je repars le lendemain en métropole pour tout expliquer à Valérie qui me donne l’absolution. Mais rejoignons les propriétaires à Nantes pour contractualiser l’affaire mais ne sommes pas exactement reçus de la même manière qu’en Sicile, plutôt expéditifs. Il faut dire que nous avons trouvé le moyen de tirer encore un peu sur l’élastique en négociant un dernier tarif de 27 000 euros (sur les conseils de Valérie). Je pense qu’à un euro de moins l’élastique nous aurait claqué au nez.

Nous voilà parés et prêts à prendre la mer avec un écho qui résonne en nous « Nous vous avons bradé la bateau car votre projet est un projet magnifique, nous espérons vraiment que vous pourrez le réaliser jusqu’au bout ». A présent notre projet n’est plus que pour nous, il est partagé avec d’autres qui le suivront de près.